Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 21:20
Bon, il est vraiment compliqué de trouver les mots justes pour raconter ma dernière semaine, et faire des montages vidéos demande du temps et de la motivation.
 
Alors en attendant, voici toutes les photos de mon voyage (sauf les trop ratées ou les doublons).
 
Elles sont organisées par album, qui sont mis ci-dessous dans l'ordre chronologique de mon voyage (sauf pour l'album "Montréal" qui regroupe toutes les photos de la ville peu importe la date du cliché).
Quand j'aurai pris le temps d'écrire mes derniers articles et que j'aurai fini les montages vidéos, je réorganiserai le blog pour sa version finale afin qu'il soit plus simple et plus agréable à lire.
 
Merci à ceux qui ont lu le blog et laissé des commentaires, et n'hésitez pas à le faire partager !

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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 02:27
La pire partie des vacances est probablement le retour (si tant est que les vacances se sont bien passées).
 
23 heures de voyage, 3 pays traversés, 2 avions, 1 train, moral à zéro.
 
Promis, je posterai des articles sur ma dernière semaine, car il y a énormément de choses à dire, mais quand... ? Quand j'aurai trouvé la motivation, l'inspiration.
 
Je mettrai aussi les photos de NYC, puis des vidéos quand j'aurai trouvé le temps et le courage de tout mettre en ordre.
 
Sur ce, je remercie ceux qui ont pris la peine de lire ce blog jusqu'à présent, et j'invite les autres à prendre le temps de le lire, histoire de s'évader le temps de quelques instants.
 
Merci à tous. 

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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 09:05
Dernier jour à New York City. Déjà.
La journée commence pour moi par une résolution (il n'est jamais trop tard) : faire un footing par jour. Je me lève donc à 7h pour m'en aller une heure plus tard sur Central Park.
Courir à Central Park, c'est mieux que le sexe. On est seul à décider du début et de la fin, on va à son propre rythme, même après plusieurs années les gens ne se lassent pas de faire le même chemin chaque jour, au pire on peut changer de route sans demander son avis à quiconque et au final on brûle plus de calorie. Et contrairement au sexe, après un footing, on ne veut pas dormir mais on est en pleine forme pour le journée.
Je croyais m'effondrer au bout de 2km, j'aurais au final fait la moitié du parc, soit 7km. L'avantage du parc est sa profusion de fontaines destinées justement aux coureurs qui permet de se réhydrater aussi souvent que possible. L'autre avantage est la présence des autres coureurs qui procure une motivation supplémentaire, et pour les débutants dans mon genre, il est beaucoup plus facile de se caler sur le rythme de quelqu'un d'expérimenté, c'est d'ailleurs probablement ce qui m'a permis de courir les 3 premiers kilomètres sans sentir l'effort.
 
En cette dernière journée il nous restait deux choses impératives à faire.
Nous nous dirigeons donc vers le siège des Nations Unies. Là encore des dizaines de Chinois parlent chinois et prennent 36 fois la même photo avec chaque membre de la famille (il faut leur parler de Photoshop, ça irait plus vite). Et en plus les visites guidées ne sont pas disponibles aujourd'hui, les salles de conférences sont closes. En contrepartie la visite est gratuite mais se limite au lobby, le hall d'entrée.
Pourtant s'en priver aurait été une grande erreur car dans ce hall se trouvent 3 expositions photos.
La première est une série de photos commentées prises par des réfugiés de 11 à 20 ans d'un camp au Yémen. Les témoignages sont poignants et l'on se rend compte que bien loin de cette terre de liberté sur laquelle je me trouve des millions de gens n'ont même pas accès à l'eau et n'ont jamais eu leur dignité.
La deuxième exposition est dédiée aux femmes engagées pour l'ONU. Qu'elles soient militaires, de la police, journalistes, médecins, des milliers de femmes prennent en permanence les mêmes risques que leurs collègues masculins pour venir en aide aux populations.
Et de tribut payé l'ONU n'est pas en reste comme le rappelle un coin mémorial en souvenir des hommes et femmes tombés pour la paix. On y voit le drapeau déchiré des bureaux de l'ONU à Bagdad détruits par un attentat à la bombe le 19 août 2003, emportant 22 employés de l'organisation, dont le représentant spécial du secrétaire général à Bagdad.
La troisième exposition est consacrée au changement climatique. Deux photographes ont sillonné le monde pour prendre des clichés de notre nature. De ces magnifiques instantanés montrant des animaux en danger et pourtant si beaux, le message est qu'il est possible de changer si chacun fait sa part.
Difficile à croire dans une ville ou les lumières remplacent le soleil et ou les rues sont remplis en permanence de voitures.
 
Mais dans cette ville qui vit à 100 à l'heure il existe une multitude de coins de verdures. Pas tous imposants, mais tous reposants. Tompkins Square Park est l'occasion de faire une dernière sieste avant d'aller manger à Little Italy. Le quartier porte plutôt bien son nom et les rues n'ont pas beaucoup changé depuis le Parrain.
 
Puis de retrouver la 5e avenue pour une dernière fois. Jusqu'à la révélation. À deux rues en dessous de l'Empire State Building, un bar breton s'offre à nous ! Pour 7$US j'y ai dégusté une bière de Brooklyn qui me laisse un excellent souvenir. De plus notre serveur était très sympa et nous avons pu discuter un long moment avec lui, le temps d'apprendre par exemple que le patron est vraiment breton et que Miami est moins cher l'été que l'hiver car personne ne veut y aller tellement il fait chaud.
 
La deuxième chose à faire de la journée est l'Empire State Building. L'heure à laquelle nous y allons est sûrement la meilleure : le coucher du Soleil. Et une fois de plus nous ne sommes pas les seuls. Les Chinois et les Indiens monopolisent l'observatoire au 86e étage.
Mais à force de persuasion nous réussissons à trouver un bon coin pour observer changement d'atmosphère s'opérer progressivement. Les reflets rougeâtres du Soleil laissent place aux lumières des immeubles et des avenues qui se dessinent sous nous yeux au fur et à mesure.
En quelques dizaines de minutes le spectacle est à couper le souffle. Les différents quartiers de New York sont parfaitement visibles, Central Park se distingue par son obscurité et Broadway et la 5e avenue filent vers le Nord. À l'Ouest Jersey City paraît comme un prolongement de la ville et ses illuminations s'ajoutent à la merveilleuse vue qui s'offre à nous.
 
 
La ville qui ne dort jamais est une terre d'accueil depuis toujours, terre des réalisations les plus folles.
Plus que toute autre cette ville ne mourra jamais, car depuis toujours elle est forgée par les rêves des hommes, de celui d'Antonio il y a un siècle à ceux qui construisent le nouveau World Trade Center. Le mien demain.

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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 09:04
New York City est composée de 5 quartiers principaux (Manhattan, Brooklyn, Queens, Bronx, Staten Island), chacun faisant facilement la taille d'une grande ville française. Et pour circuler à New York, il y a de multiples façon. New York est une ville à part est contrairement au reste du pays peu de New Yorkais ont une voiture. Les transports en commun sont très utilisés, et pour ceux qui le peuvent, les taxis sont très faciles à trouver. En effet, les taxis jaunes qui peuplent les rues dans les films ne sont pas là pour faire beau. À Manhattan, plus de la moitié des véhicules sont des taxis (jaunes car il n'y a qu'une compagnie de taxi à NYC).
Pour ceux qui ne peuvent pas se payer le taxi, le métro est un bon moyen de transport. Rien à voir avec la métro parisien et ses 15 lignes, ici le métro comporte moins de 10 lignes mais il est en longueur le plus long du monde. Il doit aussi compter parmi les plus glauques du monde tellement il paraît vieux. Digne des vieux trains de banlieue parisiens, les rames de métro sont très longues et les conducteurs ne savent pas faire la différence entre ralentir et écraser le frein. Ils ne savent pas non plus articuler quand à chaque station ils énumèrent les correspondances et la prochaine station. Enfin le réseau du métro ressemble plus à un réseau de train avec des métro express qui ne s'arrêtent qu'à certaines stations, des métro qui en dépassent d'autres dans les tunnels, et enfin des destinations qui changent suivant le jour de la semaine. Par contre, il est opérationnel 24/24 et 7/7, sans diminution de service les jours fériés ou les week-ends.
 
Pour ceux qui choisissent la route (que ce soit le bus, la voiture, le taxi...), l'île de Manhattan est reliée par une multitude de pont et de tunnels aux autres quartiers ainsi qu'au New Jersey à l'Ouest.
Parmi ces ponts le plus connu est certainement le Brooklyn Bridge. Pont suspendu le plus vieux des USA, ses 1,825m relient Manhattan à Brooklyn enjambant l'East River. Comportant 3 voies de chaque côté pour les véhicules (plus large que certaines autoroutes), les piétons et cyclistes peuvent aussi le traverser grâce à une voie centrale qui leur est réservée. Elle passe plus haut que les voies des véhicules et offre une sensation assez particulière quand des centaines de voitures passent en dessous sans se soucier des limitations de vitesse. Cependant il faut être courageux pour le traverser, car d'une part il est long, d'autre part il n'y a quasiment aucun endroit pour avoir de l'ombre et la marche par plus de 30°C est relativement pénible. Malgré ceci, marcher jusqu'à un des pieds, chacun surmonté de deux arches, est une chose à faire ne serait-ce que pour se rendre compte de l'imposante structure du monument et de son architecture si massive et impressionnante.
 
Après tant de marche, une pause s'impose. Alors marchons, encore, jusqu'au Washington Square Park, là ou la 5e avenue commence. Ce parc abrite une grande fontaine dans laquelle les gens n'hésitent pas à aller se mouiller lorsque la chaleur devient trop intense, ainsi qu'un arc de triomphe, bien plus petit que celui de Paris bien évidemment.
Après un repos plus ou moins réparateur, repartons vers le nord sur la 5e puis tournons sur la 14e vers l'Ouest pour atteindre l'Hudon River. Ce soir un feu d'artifice est prévu pour la fête nationale.
 
En s'approchant du port nous nous rendons vite compte qu'une fois de plus nous ne sommes pas seuls à avoir eu la même idée que des milliers d'autres personnes, les gens sont de plus en plus nombreux, les policiers aussi.
Rues bloquées, chemins tracés, nous entrons vite dans un flot nous menant jusqu'à une jetée sur laquelle sont déjà installées des milliers de personnes. Nous réussissons tant bien que mal à nous frayer un chemin jusqu'au bout puis nous attendons, une heure. Une fois la nuit tombée, l'Empire State Building règne sur la ville éclairée de millions de feux.
Puis le feu commence. A la façon américaine, immense.
Durant 25 minutes, probablement un des plus gros feux d'artifice que j'ai vu de ma vie laisse échapper de la bouche des gens des expressions de béatitude à chaque seconde ou presque. Même les policiers qui surveillent la jetée ne surveillent plus rien et admirent. De toute façon, ce soir là, du plus jeune bébé au plus grand criminel, tout le monde était fier d'être Américain et devant ce spectacle tout le monde était mis sur un pied d'égalité. Cet autre voeux si cher à l'Humanité.

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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 09:02
Les Américains sont très patriotes, tous sont reconnaissants de la chance qu'a pu leur offrir leur pays. Même ceux qui n'ont rien sont patriotes, car au fond leur fierté est tout ce qui leur reste.
 
Le 4 juillet 1776, les premiers patriotes formaient les États-Unis d'Amérique, et affirmaient que tous les Américains seraient désormais indépendants du Royaume de Grande Bretagne, et seraient fiers et patriotes.
233 ans plus tard, les Américains sont toujours indépendants, fiers et patriotes. Jamais vous ne verrez autant de drapeaux nationaux qu'aux États-Unis, et même si New York reste un peu à part de par sa diversité culturelle exceptionnelle est son Histoire d'immigration qui fait que beaucoup de New Yorkais ne sont pas des natifs, les drapeaux américains flottent quand même dans les rues de la ville, et plutôt 10 fois qu'une devant les bâtiments officiels.
 
Les Américains aiment énormément les symboles. Ils en créent pour chaque occasion et aiment les figures, les héros, les représentations de ce qui les porte, cette fierté d'appartenir au pays le plus puissant du Monde.
Pourtant ce symbole a été offert par la France en 1886. La Statue de la Liberté a été dessinée par Frédéric Auguste Bartholdi et conçue par un ingénieur de la compagnie d'ingénierie de Gustave Eiffel, et financée uniquement par des dons privés. La liberté éclairant le monde (son appellation officielle) accueille depuis cette date toute personne arrivant par bateau aux USA. Comme Antonio, des millions d'immigrants ont eu comme première image cette dame de cuivre tenant inlassablement sa torche et sa tablette gravée "July IV, MDCCLXXVI" (4 juillet 1776 en chiffre romains).
 
Gardienne de la porte des rêves, elle est la première chose que nous avons visité en ce jour de célébration de l'Indépendance. Nous n'étions pas les seuls. Après une heure de queue, durant laquelle nous avons pu entendre les coups de canons de la fête nationale tiré à quelques mètres de là, et dont le son se répercutait sur les buildings environnant, le ferry nous emmène sur Liberty Island. La statue paraît petite de loin, moins grande qu'un immeuble de Manhattan, c'est sûr, mais comme l'a dit Auguste Bartholdi :
"Créer un colosse ne consiste pas simplement à faire une énorme statue. Il doit s'en dégager une émotion du coeur du spectateur, non de par son volume, mais parce que sa grandeur réside dans l'idée qu'elle représente, et la place qu'elle devrait occuper."
Se trouver au pied de la statue est quelque chose de fort, précisément à cause de son symbole et de son histoire.
Son piédestal majestueux et sa posture imposent le respect, car Madame garde la Terre Promise, et incarne le voeu le plus cher de l'Humanité.
 
De voeux le plus cher, celui des immigrants allait être décidé à Ellis Island, derrière Liberty Island.
Ellis Island était la porte obligée de tous les immigrants Européens durant plus de 60 ans (1892-1954). Sur l'île se trouve principalement un grand bâtiment de 3 étages qui accueillait les immigrants venant de débarquer après une semaine de traversée dans des bateaux souvent bondés.
Chaque jour des milliers de personnes pleines de rêve arrivaient ainsi pour subir une inspection de la part des agents de l'immigration. Questionnaire, visite médicale. Peu étaient refusés, et ceux qui l'étaient l'étaient pour raison médicale. Le Président John F. Kennedy a dit : "Il y a sûrement autant de raison d'immigrer en Amérique qu'il y a de gens qui sont venu."
Le jour le plus chargé fut le 17 avril 1907 ou 11,747 se sont entassées dans les bâtiments de l'île.
En 62 ans, près de 12 millions d'immigrants sont passés par l'île. Près de 12 millions d'immigrants ont vu leur rêve se réaliser, et aujourd'hui, plus d'un tiers de la population américaine, soit plus de 100 millions de personnes, ont un ancêtre qui est arrivé sur le continent par Ellis Island.
 
Retour sur Manhattan puis nous allons dans le quartier de Wall Street qui est tout proche de la pointe de l'île. À ma grande surprise, la rue Wall Street (car c'est avant tout une rue) est une des plus étroites que j'ai eu l'occasion de voir à NYC. Se situant dans le vieux New York (au bout de Manhattan, là ou les premières constructions ont vu le jour), ce quartier se distingue par ses petites rues enchevêtrées et ses vieux immeubles au style roman.
Dans une rue toute aussi petite que Wall Street se trouve une des façades du New York Stock Exchange, la bourse de New York, avec son drapeau qui est probablement l'un des plus grand du monde car couvrant tout la façade du bâtiment.
Même dans les petits endroits, tout est grand à New York.
  
Puis nous arrivons sur Ground Zero, lieu de l'ancien World Trade Center ou se trouve aujourd'hui un immense espace vide. Les travaux sont cachés par des bâches, mais les images des constructions futures sont claires, le nouveau World Trade Center sera plus grand et plus haut que l'ancien, et le Freedom Tower siégera sur la ville à plus de 500m de haut.
  
Rien ne peut mettre à terre un rêve quand on y tient vraiment.

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