Mercredi 8 juillet 2009
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Les Américains sont très patriotes, tous sont reconnaissants de la chance qu'a pu leur offrir leur pays. Même ceux qui n'ont rien sont patriotes, car au fond leur fierté est tout ce qui leur
reste.
Le 4 juillet 1776, les premiers patriotes formaient les États-Unis d'Amérique, et affirmaient que tous les Américains seraient désormais indépendants du Royaume de Grande Bretagne, et seraient
fiers et patriotes.
233 ans plus tard, les Américains sont toujours indépendants, fiers et patriotes. Jamais vous ne verrez autant de drapeaux nationaux qu'aux États-Unis, et même si New York reste un peu à part de
par sa diversité culturelle exceptionnelle est son Histoire d'immigration qui fait que beaucoup de New Yorkais ne sont pas des natifs, les drapeaux américains flottent quand même dans les rues de
la ville, et plutôt 10 fois qu'une devant les bâtiments officiels.
Les Américains aiment énormément les symboles. Ils en créent pour chaque occasion et aiment les figures, les héros, les représentations de ce qui les porte, cette fierté d'appartenir au pays le
plus puissant du Monde.
Pourtant ce symbole a été offert par la France en 1886. La Statue de la Liberté a été dessinée par Frédéric Auguste Bartholdi et conçue par un ingénieur de la compagnie d'ingénierie de Gustave
Eiffel, et financée uniquement par des dons privés. La liberté éclairant le monde (son appellation officielle) accueille depuis cette date toute personne arrivant par bateau aux USA. Comme
Antonio, des millions d'immigrants ont eu comme première image cette dame de cuivre tenant inlassablement sa torche et sa tablette gravée "July IV, MDCCLXXVI" (4 juillet 1776 en chiffre romains).
Gardienne de la porte des rêves, elle est la première chose que nous avons visité en ce jour de célébration de l'Indépendance. Nous n'étions pas les seuls. Après une heure de queue, durant
laquelle nous avons pu entendre les coups de canons de la fête nationale tiré à quelques mètres de là, et dont le son se répercutait sur les buildings environnant, le ferry nous emmène sur
Liberty Island. La statue paraît petite de loin, moins grande qu'un immeuble de Manhattan, c'est sûr, mais comme l'a dit Auguste Bartholdi :
"Créer un colosse ne consiste pas simplement à faire une énorme statue. Il doit s'en dégager une émotion du coeur du spectateur, non de par son volume, mais parce que sa grandeur réside dans
l'idée qu'elle représente, et la place qu'elle devrait occuper."
Se trouver au pied de la statue est quelque chose de fort, précisément à cause de son symbole et de son histoire.
Son piédestal majestueux et sa posture imposent le respect, car Madame garde la Terre Promise, et incarne le voeu le plus cher de l'Humanité.
De voeux le plus cher, celui des immigrants allait être décidé à Ellis Island, derrière Liberty Island.
Ellis Island était la porte obligée de tous les immigrants Européens durant plus de 60 ans (1892-1954). Sur l'île se trouve principalement un grand bâtiment de 3 étages qui accueillait les
immigrants venant de débarquer après une semaine de traversée dans des bateaux souvent bondés.
Chaque jour des milliers de personnes pleines de rêve arrivaient ainsi pour subir une inspection de la part des agents de l'immigration. Questionnaire, visite médicale. Peu étaient refusés, et
ceux qui l'étaient l'étaient pour raison médicale. Le Président John F. Kennedy a dit : "Il y a sûrement autant de raison d'immigrer en Amérique qu'il y a de gens qui sont venu."
Le jour le plus chargé fut le 17 avril 1907 ou 11,747 se sont entassées dans les bâtiments de l'île.
En 62 ans, près de 12 millions d'immigrants sont passés par l'île. Près de 12 millions d'immigrants ont vu leur rêve se réaliser, et aujourd'hui, plus d'un tiers de la population américaine, soit
plus de 100 millions de personnes, ont un ancêtre qui est arrivé sur le continent par Ellis Island.
Retour sur Manhattan puis nous allons dans le quartier de Wall Street qui est tout proche de la pointe de l'île. À ma grande surprise, la rue Wall Street (car c'est avant tout une rue) est une
des plus étroites que j'ai eu l'occasion de voir à NYC. Se situant dans le vieux New York (au bout de Manhattan, là ou les premières constructions ont vu le jour), ce quartier se distingue par
ses petites rues enchevêtrées et ses vieux immeubles au style roman.
Dans une rue toute aussi petite que Wall Street se trouve une des façades du New York Stock Exchange, la bourse de New York, avec son drapeau qui est probablement l'un des plus grand du monde car
couvrant tout la façade du bâtiment.
Même dans les petits endroits, tout est grand à New York.
Puis nous arrivons sur Ground Zero, lieu de l'ancien World Trade Center ou se trouve aujourd'hui un immense espace vide. Les travaux sont cachés par des bâches, mais les images des constructions
futures sont claires, le nouveau World Trade Center sera plus grand et plus haut que l'ancien, et le Freedom Tower siégera sur la ville à plus de 500m de haut.
Rien ne peut mettre à terre un rêve quand on y tient vraiment.